Le terme peut choquer, mais il traduit néanmoins très bien ce que nous sommes parfois amenés à ressentir dans une relation qui nous fait du mal, qu'elle soit personnelle ou professionnelle. Voici quelques clés pour gérer vos personnes toxiques.Mais avant toute chose, ayez à l'esprit qu'une personne qui est toxique pour l'un ne va pas nécessairement l'être pour un autre ! Et que l'on doit soi-même veiller à ne pas le devenir pour un autre. TYPOLOGIE DES TOXIQUES
Nombreuses sont les approches de la gestion des personnalités difficiles et elles sont nombreuses à être intéressantes.De nombreux auteurs ont en effet écrit sur la question et ont classé les personnalités difficiles par catégorie. Chacun fait sa propre sélection, mais l’on retrouve souvent les mêmes profils types. Voici une brève description des principaux types de personnalités difficiles que nous retrouvons : * La personne renfermée qui s’exprime peu : Elle crée beaucoup de frustration autour d’elle : ses collègues ont le sentiment qu’on ne peut pas se fier à elle, car elle ne formule jamais d’engagement de façon claire. * La personne qui n’écoute jamais : Et qui, par conséquent, n’exécutent pas les tâches qu’on leur avait demandées. Pour se disculper, elles prétendent souvent qu’on ne leur avait rien dit. * Le susceptible : La moindre petite critique prend des allures d’affront personnel. On doit toujours prendre des gants pour s’adresser à lui. * Le contrôleur fou : Il est un perfectionniste incapable de déléguer la moindre tâche ou de partager le travail. * La diva : Elle a tendance à faire une scène pour obtenir ce qu’elle désire, comme un enfant de cinq ans! * Le martyr : Il se charge toujours du travail supplémentaire et s’en plaint constamment. Il se voit comme une victime et le fait bien sentir à son entourage. * Le tyran : Il cherche à dominer à tout prix. Il multiplie les brimades et détruit par le fait même toute possibilité d’esprit d’équipe. * Le dénigreur : Il prend un malin plaisir à diminuer et à déstabiliser les autres par des remarques insidieuses qui comportent des critiques à peine voilées. * Monsieur ou Madame «j’ai pas pu» : Comme son nom l’indique, il ou elle n’a jamais pu accomplir la tâche qui lui était dévolue et a toujours une bonne raison pour cela! * Le pessimiste : Il broie du noir et devient rapidement démoralisant pour ses collègues. À force de dire que ça ne marchera pas, on ne tente rien et la productivité n’est plus au rendez-vous. LES BONS REFLEXES A ADOPTER QUELLES QUE SOIENT "VOS" PERSONNES TOXIQUES Dans une relation entre collègues, les deux parties sont sur un pied d’égalité. Mais si l’un de vos collègues fait cavalier seul, se montre excessivement indépendant, préfère la compétition à la collaboration ou est incapable de s’intégrer dans le groupe, vous risquez de rencontrer des problèmes. Même si cela ne vous tient pas particulièrement à cœur, vous devez collaborer avec lui, travailler avec lui. Vous devez donc trouver un moyen de détendre l’atmosphère, pour travailler au mieux avec lui, même si vous ne deviendrez jamais amis. Souvenez-vous qu’aucun des deux ne possède légitimement d’autorité sur l’autre et que, par conséquent, il est plus facile de prendre les choses en main.Pour cela, suivez ces quelques conseils : | Ne jouez pas les psychologues Vous n’êtes pas psy, n’agissez pas en tant que tel. Vous ne savez pas ce qu’il se passe dans la tête de votre coéquipier. EN revanche, vous avez deux options : - soit ses problèmes sont personnels et son comportement n’a rien à voir avec vous ; - soit vos relations se sont détériorées et vous êtes la cause de son problème. Crevez l’abcès La seule façon de savoir ce qu’il se passe, c’est de lui poser directement la question. Vous n’en avez certainement pas envie, mais… courage ! Ça vaut la peine d’essayer. Dites-lui ce que vous ressentez (des faits, des sentiments, du message « je »… !) avec une formule du type : « J’ai l’impression qu’il y a une certaine tension entre nous et j’aimerais vraiment la dissiper. Si j’ai fait quelque chose qui vous a déplu, dites-le moi pour que nous puissions mettre les choses au clair.» S’il est coopérant, soit il vous expliquera que ça n’a rien à voir avec vous, soit il vous expliquera ce dont il s’agit. S’il ne souhaite pas vous parler, tant pis, vous aurez fait de votre mieux pour améliorer la situation. Evitez les attaques personnelles Evitez les remarques telles que : « Vous avez un problème de comportement » ou « Vous faites de la rétention d’information, ce qui ralentit le fonctionnement de tout le service » ou « Nous avons perdu un client car vous n’avez pas respecté le délai ». Il se sentirait agressé, accusé. Parlez à la première personne (message « je ») et n’oubliez pas de réfléchir un instant avant de formuler vos propos. Tenez-vous en aux faits Il est parfois difficile de ne pas assimiler la personne au problème mais il ne faut pas tomber dans ce piège. Restez concentré sur les faits et sur le point de désaccord. Soyez diplomate. Il est difficile pour tout le monde d’accepter une critique si elle est faite sans ménagement. Faites preuve d’assurance Lorsque nous sommes en colère, nous oublions parfois les règles de la communication. Certaines personnes sont agressives et cherchent à dominer leur interlocuteur, d’autres sont passives et capitulent d’emblée. Vous devez vous situer entre les deux. Gardez votre sang-froid et faites preuve d’assurance. Ce n’est pas facile une fois pris dans le feu de l’action, mais souvenez-vous que c’est une question de respect à la fois de vous-même et de l’autre. Si vous vous respectez vous-même, vous ne serez ni sur la défensive, ni en retrait. En fait, vous ne vous laisserez pas agresser. Et si vous respectez l’autre, vous ne passerez pas à l’offensive. Au contraire, vous trouverez un moyen de lui faire part de votre position sans le rabaisser. D’une manière générale, la maîtrise de vos impulsions vous permettra de communiquer de façon bien plus efficace. Rassemblez vos alliés Vous pouvez avoir besoin de soutien pour sortir d’une situation délicate. Vous pouvez bien sûr demander ponctuellement de l’aide à l’un de vos collègues, mais il est préférable que vous ayez un groupe d’alliés sur lesquels vous puissiez compter en cas de conflit durable avec une autre personne. Cela dit, vous devez tout faire pour éviter de vous retrouver dans un conflit durable. Les querelles sapent le moral de l’équipe et coûtent cher en termes d’énergie et de productivité. Il faut être deux pour se quereller. Vous n’avez aucun pouvoir sur votre collègue, mais vous êtes libre de votre réponse. Vous pouvez refuser d’entrer dans son jeu. |